BALADE EN AMÉRIQUE CENTRALE

Honduras - La côte caraïbe

par Gervais D'Astous

 

Au poste frontalier du Honduras, les douaniers  nous informent que la route entre  Danli et Trujillo est neuve et bien pavée.  C’était vrai pour les premiers 50 km, mais après, c’est l’aventure.  La route se transforme plutôt  en sentier pour chariots  à bœufs. Nous atteignons Juticalpa pour le coucher.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Nous continuons notre route le lendemain malgré les supplications de nos hôtes de faire demi tour. Cette fois, la piste se transforme en bourbier. Il pleut depuis des jours. Les camions lourds ne circulent plus. Heureusement que nous conduisons un véhicule à quatre roues motrices.  Celui-ci était couvert d’au moins 25 mm de boue à notre arrivée à destination.  Nous apprenons que la saison des pluies n’est pas encore terminée. Partout sur  la côte de la Mer des Caraïbes, les gens sont pauvres et Trujillo ne fait pas exception.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toute la côte est peuplée par les descendants  des Garifunas, peuple noir des Caraïbes. Leurs ancêtres furent déportés sur la côte de la Mer des Caraïbes en provenance des Antilles anglaises. On connaît une autre histoire semblable. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils vivent aujourd’hui surtout de pêche. Dans la région de Trujillo, particulièrement à Guadalupe, nous voyons encore des maisons typiques à ce peuple. Nous visitons le musée de Don Rufino Galan, un ramassis  d’objets hétéroclites, accumulés au fil des années par un passionné de 71 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le cimetière de Trujillo renferme les cendres de William Walker, fusillé pour avoir essayer de faire de l’Amérique Centrale son royaume.   

 

 

 

 

 

 

 

Nous quittons ce coin de pays à regret, vu l’extrême gentillesse des gens, pour  nous rendre à Tela, une petite station balnéaire. C’est un endroit tranquille, idéal pour se reposer.

Nous poursuivons notre route via San Pedro Sula , plus grande ville industriel du pays. Le long de la route, défilent les bananeraies à perte de vue, des fermes fruitières ou horticoles.

 

 

 

 

 

 

Les superbes ruines de Copan sont de loin son meilleur atout touristique. La fondation de la ville remonterait aussi loin que 2000 ans avant J.C.  L’histoire  de la ville royale de Copan  est inscrite sur les contre-marches d’une des pyramides. Nous pouvons encore y voir les quartiers des familles nobles. Des guides parlant français sont disponibles.

 

Une visite de ce site est obligatoire  pour quiconque s’intéresse à  l’histoire précolombienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gervais D'Astous ( gervaisdastous@yahoo.ca )

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