BALADE EN AMÉRIQUE CENTRALE

Costa Rica

par Gervais D'Astous

Qui n’a pas rêvé du Costa Rica, véritable paradis du plein air, de ses montagnes, de ses volcans spectaculaires, de ses parcs nationaux si différents l’un de l’autre, qui font presque quinze pour cent de la superficie du pays, de sa faune ( le pays compte huit cent cinquante espèces d‘oiseaux), de ses plages vierges à perte de vue?

Dès la traversée de la frontière, nous constatons que le niveau de vie est beaucoup plus élevé que dans les autres pays que nous avons traversés.

 

 

 

 

 

Nous nous arrêtons à Liberia, d’où nous visitons les environs. Pour notre première visite, nous découvrons le «Parque Nacional Santa Rosa». L’un des plus visités, ce parc est l’hôte de l’hacienda Santa Rosa, qui marqua l’histoire du pays, et qui date du XV111e siècle. Ces propriétaires terriens vivaient dans le grand luxe.

 

 

 

 

 

 

Bien que difficile d’accès, deux heures pour négocier vingt km, le Parque Nacional Rincon de la Vieja vaut l’effort.  C’est notre premier contact avec la nature en folie. Nous voyons des fumerolles, un petit volcan en activité, des étangs ou l’eau bout comme dans une marmite, des bassins de boue bouillant à gros bouillons, des geysers, des chutes et une flore spectaculaire. Il est impératif des rester dans les sentiers qui sont très bien délimités. À une époque, le volcan Rincon de la Vieja crachait si souvent de la lave, qu’il servait de phare aux bateaux naviguant sur le Pacifique.

 

 

 

Notre prochaine destination: Samara. C’est la région qu’ont choisie de nombreux Québécois pour y installer leurs quartiers d’hiver. Les plages de la région sont magnifiques et très peu fréquentées. De Samara, nous visitons cette région que l’on nomme Guanacaste. Un jour, la rumeur courut que nous pouvions voir, la nuit, des tortues sur la plage du Refugio Nacional de Fauna Silvestre de Ostional, situé à environ cinquante km de Samara. Nous devons, pour nous y rendre, emprunter une route qui n’a de route que le nom. Nous devons traverser à gué cinq ou six rivières. Il vaudrait mieux conduire un quatre roues motrices. Nos efforts sont récompensés au centuple. Des milliers de tortues Ridley sortent de l’eau pour venir pondre et enfouir leurs œufs dans le sable chaud de la plage. C’est du jamais vu. Habituellement, si l’on est chanceux, il en sortira dix à douze par nuit. Des amis qui demeurent au Costa Rica depuis quinze ans, n’ont jamais eu la chance d'en apercevoir .

Nous, nous rendons ensuite à Montezuma, à la pointe sud-est du Guanacaste, et à l’entrée du parc Cabo Blanco. Depuis les années soixante, Montezuma est l’endroit favori de tous les hippies, freaks et granolas de la planète. Une odeur acre flotte dans l’air dès le soleil couché. C’est l’endroit idéal pour y observer la jeune faune touristique.

Nous quittons tôt le matin afin de ne pas rater le traversier Puntarenas Paquera qui nous amènera de l’autre coté du golfe de Nicoya pour ensuite continuer notre route jusqu’à Esterillos Este, près de Jaco Beach et du Parque Nacional Manuel Antonio. Nous demeurons dans une auberge, propriété d’une famille québécoise. Au Costa Rica, vous pouvez demeurer dans des établissements tenus par des Québécois partout ou presque. Nous relaxons quelques jours sur la magnifique plage de l’auberge. Nous en profitons pour faire des randonnées dans les montagnes des environs. Les paysages, la flore ne cessent de nous épater. Une très mauvaise route de terre nous conduira, via Quepos, jusqu’à Playa Tortuga et Ojochal. Là encore, de nombreux Québécois ont élu domicile. Malgré la beauté des lieux et la gentillesse des gens, nous continuons notre route en faisant un détour vers San Vito dans le seul but d’admirer les paysages extraordinaires de la région.

 

Chemin faisant, nous faisons un arrêt à Palmar Sur pour admirer des boules de pierres précolombiennes, parfaitement sphériques, dont certaines ont plus de 4 pieds de diamètre. Personne ne sait comment elles ont été fabriquées ni par qui et pourquoi.

 

Il ne faut pas manquer de visiter le Wilson Botanical Garden de San Vito. Ce jardin botanique est reconnu par l’Unesco et il possède une collection de 700 types de palmiers, la plus vieille herbe de la planète. Plus de 3000 espèces de papillons virevoltent dans le jardin. C’est à voir sans faute.

Gervais D'Astous ( gervaisdastous@yahoo.ca )

Prochain pays: Panama