BALADE EN AMÉRIQUE CENTRALE

Honduras et Nicaragua

par Gervais D'Astous

 

 

Nous traversons la frontière du Honduras le lendemain midi. La partie hondurienne longeant le Pacifique, séparant l’El Salvador du Nicaragua n’est pas très large. Cette région du pays ressemble beaucoup au pays que nous venons de quitter.

 

 

 

 

Nous couchons à Choluteca, ville sale et laide. Notre chambre d’hôtel est très semblable à la ville. Par chance, nous avons apporté des draps et taies d’oreiller de rechange au cas où.

   

 

Nous partons tôt le matin pour la frontière du Nicaragua. C’est le poste frontalier le plus facile depuis que nous sommes en Amérique latine. Nous, nous rendons jusqu’à Leon, bastion de la famille Somoza.

 

 

 

 

 

 

La Balisica Catedral de La Asuncion est probablement ce qu’il y a de plus remarquable. A quelques kilomètres au sud-est de la ville actuelle, les ruines du vieux Leon, bâtie en 1524, ont été déterrées dans les années soixante.

 

 

 

À quarante minutes de route, sur la côte du Pacifique, une plage vierge s’étend sur des dizaines de kilomètres.

 

 

 

 

 

 

Nous quittons Leon pour nous rendre directement à Granada. Fondée en 1524, cette ville située sur le bord du lac Nicaragua ressemble beaucoup à Antigua Guatemala. Elle est admirable par son architecture coloniale. Son centre-ville se visite très bien à pied. Quelques jours sont nécessaires pour faire le tour de ses nombreux attraits.

 

 

Un jour il y a des milliers d’année, le volcan Mombacho entra en éruption et les débris formèrent trois cent cinquante-six îlots dans le lac Nicaragua. Une bonne partie de ceux-ci sont maintenant habités et une visite de Granada sans une excursion parmi ces îlots serait incomplète.

L’île Ometepe, sur ce même lac, possède elle-même deux volcans et mérite aussi une visite.

 Granada est la capitale touristique par excellence du pays. Hôtels et restaurants y sont de très bonne qualité.

À quelques kilomètres au nord, près de la ville du même nom, le volcan Masaya est toujours très actif. À l’intérieur de son cratère, vit une espèce de perroquet qui donne bien du fil à retordre aux scientifiques. En effet, les gaz qui s’échappent du volcan contiennent du bioxyde de soufre. Quand celui-ci se mélange à la salive, de l’acide sulfurique se forme. Les oiseaux ne semblent pas en être affectés. Ce volcan est l’un des plus grands pollueurs au monde.

La ville de Masaya compte de nombreux monuments et musées relatant son passé historique. Le magnifique marché d’artisanat, le plus beau de toute l’Amérique latine, offre des tonnes d’aubaines.

La forteresse de Coyotepe, là ou Somoza gardait et torturait ses prisonniers, est ouverte aux visiteurs. Du haut de ses murs, nous avons une vue splendide sur les environs. Nous sommes très impressionnés par ce que nous voyons de ce pays, qui vient de subir vingt ans de guerre. Nous quittons à regret cette magnifique ville, pour nous diriger vers le pays voisin, le Costa Rica.

Gervais D'Astous ( gervaisdastous@yahoo.ca )

Prochain pays: Costa Rica