Comment les municipalités vont-elles prendre le « Virage aînés »?

On n'a qu'à regarder autour de nous, la société québécoise est vieillissante. Les municipalités devront prendre le « Virage aînés » et adapter les infrastructures.

LES GESTES POSÉS JUSQU'À MAINTENANT

Le mouvement est lancé dans certaines villes et d'autres emboîteront le pas. À Rimouski, par exemple, on prévoit  ajouter des bancs et des sanitaires aux abords de la magnifique promenade qui longe le Saint-Laurent, afin d'accommoder les personnes âgées.

Le Québec compte actuellement 1,2 million de personnes de 65 ans et plus, rappelle la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais. Au cours des derniers mois, la ministre a donnée le feu vert aux projets-pilotes « Ville amie des aînés », dans six villes et dans la MRC du Témiscamingue, qui se partageront 2,8 millions sur cinq ans.

En avril 2008, Québec a reçu 310 000 $ afin de mener un projet-pilote  de quatre ans dans l'arrondissement Charlesbourg.

Les autres municipalités ciblées sont Rimouski, Rivière-du-Loup, Granby, Drummondville et Sherbrooke. « Il faut briser les tabous qui donnent une image négative du vieillissement. Environ 4 % des aînés sont malades, tandis que plus de 90 % ont une vie active. »

« L'hiver dernier, j'ai vu des personnes de 76 ans et plus jouer au hockey. Si l'on veut favoriser l'activité physique et freiner la maladie chez les aînés, il faut adapter les infrastructures en conséquence », a fait ressortir Mme Blais à l'occasion d'une partie amicale de balle-molle entre aînés, à Québec. Étaient présentes des personnalités issues du milieu de la politique et des affaires : parmi elles, on retrouvait deux anciens lieutenant-gouverneurs, MM. Martial Asselin, 84 ans et Gilles Lamontagne, le doyen du groupe à 90 ans, M. Richard Gauthier, l'un des instigateurs de cette ligue, 74 ans ancien directeur général de salons funéraires à Lévis, Max Gros-Louis, l'ex-ministre péquiste Guy Chevrette, Sam Hamad,...

Les villes  devraient aussi synchroniser leurs feux de circulation en fonction des piétons âgés. Ce faisant, les mamans ayant une poussette et les personnes en fauteuil roulant  pourraient traverser la rue plus facilement, a illustré Mme Blais.

Mme Blais invite également les conseils de ville à revoir les plages horaires des plateaux de sport et d'éducation physique, de façon à mieux desservir les aînés, en modifiant les cédules d'heures offertes.

On favorise de plus en plus l'aménagement de parcs intergénérationnels. Un exemple parmi d'autres, au parc municipal de Cap-Rouge, situé à proximité du boulevard Chaudière, il n'est pas rare de voir des personnes âgées jouer à la pétanque, pendant que des plus jeunes s'adonnent au volley-ball et que les tout-petits profitent des équipements installés pour eux.

Source : Johanne Roy, journaliste, Journal de Québec

Recherche : Ronald Doucet

Le 26 septembre 2008