S'OCCUPER DES JEUNES, ÇA GARDE EN FORME

Un peu tôt pour parler du Tournoi de Hockey Pee-Wee de Québec ? Pas pour les organisateurs, qui sont continuellement à la recherche de bénévoles.

Si vous êtes retraités et que vous avez peur de vous ennuyer, vous pouvez vous occuper de pee-wee, cela vous gardera certes réveillé! Tout le monde le sait que l'apport des bénévoles est extrêmement important dans le succès du tournoi tenu en février.  Parmi ceux-ci se retrouvent des gens qui, après avoir servi leur communauté pendant des dizaines d'années, mettent leur expérience et leur dévouement au service des jeunes.

Une expérience valorisante

À l'aube de la soixantaine, Yvon Pelletier ne compte ses heures. Il « travaille » au tournoi pee-wee du comité d'hébergement. Son équipe doit donc trouver entre 430 et 350 familles d'accueil pour les jeunes qui arrivent de l'extérieur des régions.

« C'est très valorisant », explique M. Pelletier qui en passant obtient un solide coup de main de son épouse, Odette Clavette. « J'ai été garde de prison pendant 33 ans et le milieu carcéral n'est pas un endroit où tu reçois beaucoup de marque d'appréciation. Alors de côtoyer ces jeunes, les encadrer et de sentir qu'ils apprécient ce que tu fais pour eux est un beau cadeau de la vie », dit l'homme.

Six mois de travail pour deux semaines de hockey

Heureusement que les Pelletier-Clavette sont retraité car dès la mi-octobre, le travail ne manque pas. C'est souvent sept jours sur sept. Pendant de nombreuses années, ils ont été capitaines (mot emprunté au jargon du tournoi) des Blues de St-Louis. Ils avaient donc la responsabilité des huit familles qui devaient héberger les joueurs de cette équipe.

« Nous avons un très beau programme pour les occuper en dehors des matchs de hockey, précise Mme Clavette, S'ils veulent visiter la ville, faire des activités, découvrir de nouveaux coins, nous sommes là pour eux. C'est incroyable  les liens qui se développent avec les jeunes et leurs parents. Il fait aimer les pee-wee encore plus que le hockey pour faire ça. »

« C'est certain que nous pourrions prendre du bon temps avec des amis dans le Sud, ajoute M. Pelletier. Mais pour nous le mois de février, c'est sacré! Et puis, il faut rester actif lorsque la retraite arrive. Ça permet de redonner un peu à la société. »

Un esprit de famille incroyable, un sens de l'entraide hors du commun : ne vous demandez pas ce qui attire tous ces retraités qui donnent un deuxième souffle à leur après-retraite.

Entourés de jeunes dans un Colisée Pepsi survolté, ça fait oublier bien des rhumatisme!

 

Source : Journal de Québec, cahier publicitaire, 9 octobre 2009

Recherche : Ronald Doucet

Le 13 octobre 2009