En faveur d'une politique gouvernementale

POUR QUE CESSENT LES ABUS ENVERS LES AÎNÉS

Un cri d'alarme commun exprimé par les chefs de file québécois contre l'abus et la maltraitance des personnes âgées.

LA SITUATION ACTUELLE

Annuellement, plus de 150 000 aînés sont victimes d'abus. 80 % des cas d'abus ne seraient jamais signalés. Devant l'ampleur et la gravité du problème, nos quatre organismes réclament une action prioritaire et concertée de l'ensemble des acteurs gouvernementaux concernés.

Trop de personnes aînés subissent en silence les abus dont elles sont les victimes. Il existe clairement un champ d'intervention gouvernementale qu'il est urgent d'occuper, dans le meilleur intérêt du million de personnes aînées que compte le Québec. Tous les secteurs du gouvernement doivent être mobilisés afin de mieux protéger les personnes aînées, dans le respect de leurs droits.

UNE POLITIQUE GOUVERNEMENTALE CONTRE LES ABUS ET LA MALTRAITANCE

Nous appuyons donc l'idée d'une politique gouvernementale contre les abus et la maltraitance envers les personnes âgées reconnaissant formellement que les abus de toutes sortes et les situations de manque de respect face aux aînés et à leur dignité ne soient plus tolérés et même dénoncés.

Nous proposons notamment que l'ensemble des intervenants et des professionnels, qui oeuvrent auprès des personnes âgées reconnaissent formellement que les abus de toutes sortes et les situation de manque de respect face aux aînés et à leur dignité ne soient plus tolérés et même dénoncés.

Les aînés sont concernés par l'ensemble des secteurs socioéconomiques de même que par l'ensemble des politiques publiques, dont le revenu, le logement, la santé, la sécurité publique, etc. Une politique gouvernementale interministérielle pourrait permettre une plus grande harmonisation des diverses actions du gouvernement. Cela serait utile à l'État comme aux personnes aînées du Québec, et par conséquent, à l'ensemble de la société québécoise.

Ne pas agir à l'encontre de ce fléau nous rend complice comme société et fait en sorte que nous contribuons à perpétuer l'abus et la maltraitance envers nos aînés. Nous ne sommes pas encore en mesure d'offrir tout le support et l'accompagnement nécessaire aux aînés victimes de violence. Il est temps d'un engagement gouvernemental pour y remédier.

 

Source : Québec Hebdo, section OPINIONS

Recherche : Ronald Doucet

Le 14 septembre 2008